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Abbayes et prieurés mauristes

*Ivry (Abbaye Notre-Dame)

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Abbaye Notre-Dame d’Ivry (aujourd’hui Ivry-la-Bataille)
Province de Normandie (Eure)
Diocèse d’Evreux
Réformée en 1672

Monasticon de l'abbaye Notre Dame d'Ivry

L’abbaye bénédictine d’Ivry-La-Bataille

L’abbaye d’Ivry, fondée vers 1072, par Roger d’Ivry échanson de Guillaume le Conquérant, fut dédiée à Marie et à Saint Pierre, et réglée par l’ordre de Saint Benoit. Gravitant dans l’entourage du duc et récompensé de sa fidélité par de nombreuses donations en terre tant en Normandie qu’outre-manche, Roger d’Ivry est connu pour avoir tenu la fonction d’échanson entre 1069 et 1089.

La fondation de l’abbaye d’Ivry prend place dans le mouvement général, initié vers l’an 1000 par le duc de Normandie, encourageant les fondations d’abbayes en Normandie après avoir restitué les biens de celles précédemment pillées.

Ni la date précise de la fondation de l’abbaye d’Ivry, ni les causes, ne sont connues avec précision mais on s’accorde à la placer « cinq ans après la conquête de la Normandie », qui eut lieu le 14 octobre 1066, en raison d’un manuscrit retraçant son histoire qui fut rédigé au XVIIIe par un moine de cette abbaye, alors devenue mauriste.

Aucun cartulaire de cette abbaye n’est connu et les seules pièces d’archives la concernant sont conservées aux Archives Départementales de l’Eure à Evreux. La lecture de ces pièces révèle que l’abbaye eut de tout temps un sort précaire et de nombreux malheurs : abbés dissipateurs ou en conflits avec le prieur, revenus insuffisants, bâtiments sans cesse en ruine et sans cesse à reconstruire. Reprise en 1669 par la Congrégation de Saint-Maur, elle sombra définitivement dans la dispersion de la tourmente révolutionnaire.

Fondation et expansion : 1071-1485

Nous ignorons l’état exact des ressources de l’abbaye prévue pour une quinzaine de religieux lors de sa fondation mais ses possessions pourraient avoir été confirmées par Guillaume le Conquérant. Elle fut placée sous la dépendance de l’abbaye de Coulombs (diocèse d’Evreux) qui procéda à la nomination des abbés jusqu’en 1224.

L’abbaye fut incendiée une première fois vers 1090 lors des luttes opposant Ascelin Goël, seigneur de Bréval et de Guainville et appartenant à la famille d’Ivry, au puissant Guillaume de Breteuil à qui la baronnie d’Ivry avait été confiée.

A diverses reprises les possessions de l’abbaye, tant sur le diocèse d’Evreux que sur celui de Chartres, furent confirmées et les nouveaux privilèges accordés [1]. De ces différents droits et confirmations nous pouvons légitimement supposer que les possessions de l’abbaye n’étaient pas paisibles et très probablement contestées.

En 1226 l’abbaye de La Croix-Saint-Leufroy reçut celle d’Ivry en société de prière avec promesse de prières et offices lors des décès et un accord similaire fut conclu en 1233 avec Saint Magloire à Paris.

L’abbaye fit l’objet d’une nouvelle dédicace en 1240 ce qui permet de penser qu’elle fut agrandie ou bien reconstruite, voire les deux. Peu après, Innocent IV pape de 1243 à 1254, accorda 20 jours d’indulgences à ceux qui aideraient à la réédification du monastère.

A partir de 1250, la situation de l’abbaye nous est mieux connue par les comptes- rendus de visites de Eudes Rigaud, alors archevêque de Rouen, qui s’y rendit à plusieurs reprises. L’état des possessions de l’abbaye fut dressé lors de son premier passage en 1250. Ces comptes - rendus révèlent aussi que les mœurs étaient relâchées, les femmes pouvant pénétrer dans le chœur et le cloitre le jour des messes solennelles, et qu’il y avait insuffisance d’objets nécessaires au culte tels que calices et missels.

L’archevêque de Rouen revint à l’abbaye en 1252,1255, 1258 et une dernière fois en 1259. Lors de ces visites, il souligne à nouveau les mœurs relâchées, les femmes pouvant à tout propos pénétrer dans le chœur et le cloitre, mais aussi le non-respect des prescriptions relatives aux jours où la viande pouvait être consommée par les moines. Ces visites soulignent surtout un manque d’application des abbés dans la tenue des comptes de l’abbaye.
Un dernier compte - rendu de visite, cette fois en 1303 nous confirme le manque de temporel dont souffre l’abbaye, ses revenus étant insuffisants et son endettement en ses charges trop lourdes.

En outre, la nourriture n’étant plus assumée comme prescrit par la règle de Saint Benoit ainsi que par les us et coutumes, les moines craignant la perte des usages se tournèrent vers l’évêque pour faire consigner ces usages dans une charte. Datée de 1303 [2], cette charte mentionne la nécessité de l’augmentation du temporel. Toutefois la situation de l’abbaye resta précaire au cours des périodes qui succédèrent.

La Guerre de cent ans entraina de nouvelles dégradations. En 1418 ou 1419, le siège fut mis devant Ivry qui tomba au pouvoir des anglais et fut reconquise en 1424.

Les temps troublés : 1485- 1667

Confirmant la situation financière toujours difficile de l’abbaye, le prieur fut contraint en 1525, pour payer la bulle du premier abbé commendataire, Jean de Luxembourg, de vendre la crosse de l’abbaye. La nomination de cet abbé avait été faite sous condition de réédification du monastère et la délibération de sa nomination fait référence à l’état de délabrement et de ruine de l’abbaye [3].

En 1548, le célèbre architecte du proche château d’Anet, Philibert de l’Orme fut nommé abbé d’Ivry. Bien qu’il ait été assez attaché à ce titre, nous n’avons pas mention de travaux qui auraient pu être ordonnés par lui dans l’abbaye. Par contre, il fit sans doute exécuter les stalles ainsi que la chaire abbatiale portant ses armes [4].

Jacques de Poitiers, demi-frère de Diane, la maitresse du roi Henri II propriétaire du château d’Anet, succéda à Philibert de l’Orme dans la charge d’abbé d’Ivry, lors de la disgrâce de celui-ci en 1559, suite au décès accidentel du roi.

Durant cet abbatiat, l’abbaye eut à subir les dégradations importantes dues aux Guerres de religion. Après les premiers affrontements de la bataille de Dreux en 1562, l’abbaye fut incendiée l’année suivante par les calvinistes. Nous pouvons encore voir les effets de cet incendie sur une vue en perspective du XVIIe siècle qui montre la nef de l’église toujours béante et dépourvue de toiture.

Jacques de Poitiers s’employa à réparer les bâtiments et donna à l’abbaye endettée du numéraire. Surtout, il se fit construire en 1573 une chapelle dite chapelle du portail, visible sur les états anciens, qu’il accompagna de la fondation d’un service des morts.

Dans cette chapelle, il fit élever un tombeau ayant la forme d’une table soutenue par quatre colonnettes sur laquelle il était allongé à demi, en chemise, les jambes nues. Chapelle et tombeau ont aujourd’hui totalement disparu mais le monument sculpté nous est connu par un dessin du recueil de Gaignères [5].

Après la mort de Jacques de Poitiers en 1577, des différents opposèrent l’administrateur qui avait été nommé et les religieux. Par ailleurs, en raison des temps troublés l’abbaye éprouva de plus en plus de difficultés à obtenir ses revenus, ses fermes étant régulièrement pillées par les gens de guerre.

Par la suite, le duc de Mayenne, maître du territoire et chef de la Ligue Catholique fit nommer un abbé de son parti. Un conflit opposa vite l’abbé en place et l’abbé nouvellement nommé, il prit fin lors de la défaite des troupes de la Ligue à la célèbre bataille d’Ivry, en 1591. On rapporte même qu’avant la bataille, le futur Henri IV fut sauvé par un moine qui lui dénonça un complot visant à l’assassiner.

La restauration mauriste : 1667-1766

Pendant tout le début du XVIIe siècle, l’abbaye déclina doucement. Puis à deux reprises, les 22 juillet 1667 et 24 janvier 1669, les moines d’Ivry passèrent un concordat avec la Congrégation Bénédictine de Saint Maur. Il semble que ce soit la très pieuse Françoise de Lorraine, veuve de César de Vendôme et propriétaire du château d’Anet à cette époque, qui contribua à l’introduction de la Congrégation de Saint Maur dans l’abbaye d’Ivry, son petit-fils Philippe de Vendôme en étant alors abbé. Si l’on en croit Saint Simon, l’abbé qui était loin d’être une personne pieuse et recommandable, conserva le bénéfice sur l’abbaye jusqu’à son décès survenu en 1726.

Lors de la nomination de Philippe de Vendôme en 1667, la nécessité de réédifier l’abbaye et « les lieux réguliers » de celle-ci est à nouveau soulignée [6]. A l’arrivée des moines mauristes en 1669, une reconstruction s’avérait donc nécessaire.
Nous connaissons l’état de l’abbaye, donné par une vue cavalière datée de 1687. Elle sera complétée par une notice manuscrite probablement exécutée sur les directives de Dom Germain au XVIIIe et peut être rédigée par dom Blondeau. Ce document qui retrace l’histoire de l’abbaye est conservé aux Archives Départementales de l’Eure.

Sur la vue en perspective de dix huit ans postérieure à l’arrivée des mauristes et établie durant leur séjour, nous pouvons voir les bâtiments modernes accolés à l’église gothique dont seul le chœur est couvert, la nef étant toujours à ciel ouvert. A l’extrémité de la nef, adossée du côté du portail encore existant de nos jours, émergent le toit et le haut du pignon ouvragé de la chapelle de Jacques de Poitiers. Face à la chapelle, on reconnait la maison de l’abbé prolongée par des bâtiments bordant la cour du logis abbatial dont certains sont dépourvus d’étage et devaient servir de resserres, de réserves ou de celliers. Bien que très remaniés postérieurement une partie de ces bâtiments subsiste encore de nos jours sur l’ancien tracé.

Centre de la vie monastique, le cloitre était ouvert par treize arcades dans chacune des galeries, et adossé sur deux cotés à des bâtiments élevés d’un étage et servant, d’une part, à accueillir les besoins de la vie monastique : sacristie, salle capitulaire, réfectoire et dortoir, et d’autre part hébergeant un hôpital donnant sur la cour et accessible par une ruelle séparant les bâtiments de la cour de l’abbé de ceux de la cour des moines.

Monasticon Ivry

Copie de l’illustration du Monasticum Gallicanum conservée à la Mairie d’Ivry-la-Bataille

Un vaste jardin était divisé entre un verger, un potager de dix–sept carrés et un jardin clos parcouru d’allées et de haies taillées descendant depuis l’abbaye jusqu’à la rivière de l’Eure. Un vivier où barbotaient des canards complétait l’ensemble. Cet enclos de neuf arpents était traversé par un canal et cerné par un fossé en eau. Aucun édifice utilitaire n’étant installé sur ce détournement de l’Eure, et il est possible qu’il ait eu un rôle de protection à l’instar du dispositif mis en place autour de l’abbaye de Saint Germain-des-Près à Paris.

Compte tenu des difficultés financières incessantes qui émaillèrent la vie de l’abbaye, nous ignorons si cette vue est un état réel ou projeté et s’il y eut un jour un jardin aussi bien entretenu. Sur un plan de la baronnie d’Ivry dressé en 1743, et conservé aux Archives Départementales de l’Eure-et-Loir, nous pouvons voir le tracé identique des bâtiments conventuels et l’absence de nef toujours visible. Quelques différences toutefois entre les deux états concernent le pavillon saillant de l’hôpital figuré sur la vue de 1687 et non présent sur le plan de 1743, ou la présence du fossé en eau.

Malgré la reprise par la Congrégation de Saint Maur, l’abbaye n’était occupée en 1752 que par trois ou quatre moines et ferma ses portes en 1766, sans doute faute de revenus et de recrutement suffisant.

Plan de la baronnie d’Ivry en 1743.

Détail de l’abbaye avec les bâtiments et le jardin. La nef n’est pas figurée et la chapelle du portail y paraît isolée du reste des bâtiments.

Dans la cour de l’abbé on voit un bâtiment rond qui pourrait être un pigeonnier situé à l’angle d’un jardin.

Le canal cernant l’enclos au nord et à l’est n’est pas figuré.
Archives Départementales d’Eure et loir

Le dernier souffle : 1775-1791

Suite à des demandes réitérées des habitants d’Ivry, l’abbaye fut ouverte à nouveau en 1775 et le nouveau prieur, ayant obtenu de la Congrégation la somme de vingt-six mille livres, entreprit une nouvelle fois la restauration de l’abbaye, la réparation des maisons et de l’ensemble des couvertures mais aussi la remise en état de l’église et de son du décor intérieur puisqu’on sait qu’elle était alors dotée d’un autel en bois doré qu’il fit repeindre [7].

Cette réouverture de l’abbaye ne devait pas être de longue durée. Vingt-cinq ans plus tard, Dom Beaussart, dernier prieur, assista à la dispersion des biens mobiliers de l’abbaye puis à la vente des immeubles comme Biens nationaux en mars 1791. Un état général des revenus de l’abbaye et un inventaire avaient été dressés à cette occasion en août 1790. Le mobilier, surtout d’usage quotidien, s’y révèle modeste. Seuls quelques tableaux sont mentionnés.

Une partie du décor de l’église, et plus spécifiquement, un retable orné de sculptures et dorures, des tableaux, des statues de bois de hauteur humaine représentant « Jésus Christ tenant sa croix », la Vierge, Saint Benoit, ainsi que les anges encadrant le maître autel, des stalles hautes et basses et les balustrades des deux chapelles furent déposés à l’église paroissiale Saint - Martin d’Ivry par leur acquéreur , resté non identifié à ce jour, qui en fit don à l’église. En 1792, d’autres tableaux furent également déposés à l’église par un particulier que les détenait depuis environ deux ans.
Dans l’ensemble des bâtiments vendus furent installées des entreprises telles que fabriques de peignes, d’instruments de musiques, et surtout une filature de coton dont la présence est attestée en 1804. Quelques dessins dressés en 1839 nous montrent les ruines de l’abbaye avant leur disparition totale suite à l’incendie de la filature dans la nuit du 23 au 24 avril 1869.

Les ruines de l’abbaye d’Ivry en 1839 (dessin R Bordeaux, Paris Bibl Nat)

Seul subsiste aujourd’hui, bien que très endommagé, le portail de l’abbaye, l’ensemble des bâtiments ayant disparu. Des maisons particulières sont installées dans l’ancien enclos. Aucune fouille n’a pu été entreprise qui aurait pu mettre à jour des vestiges. Dans l’église paroissiale d’Ivry, un tableau du Baptême du Christ et une Assomption peuvent être mis en rapport avec les tableaux de l’abbaye, mais sans certitude. Enfin les cloches qui avaient été vendues à la proche commune de Breuilpont furent refondues en 1834.

Le portail de l’abbaye d’Ivry en 1839 (dessin de R Bordeaux. Paris Bibl Nat)



Annexe 1 : Nombre de moines à l’abbaye d’Ivry (sources documentaires et archives)

Années
1071
1250
1258
1259
1485
1571
1574
Nb moines
15
16
13
18
8
7
8
Années
1589
1600
1633
1722
1766
1775
1790
Nb moines
6
6
3
4
0
0
2

Annexe 2 : états des possessions de l’abbaye d’Ivry lors de l’inventaire de 1790

A Ivry : L’abbaye elle-même, soit un logis abbatial (aucune mention n’est faite du cloitre et des bâtiments adjacents) et la maison du fermier avec les dépendances et un moulin une chapelle et deux granges, ainsi que cinq fermes le tout couvrant 184,2 ha dont 8,9 ha de bois.

Des terres sur les communes de : Biernencourt (45,8 ha) Bueil (ferme et grange sur 36,8 ha), La Couture (deux fermes sur 32,4 ha), Douains (ferme de 49,1ha), Neuilly (grange sur 0,3 ha)

Les prieurés de La Madeleine de Saint-Georges-des-Champs (15 ha) Saint-Nicolas-de-Touvoie à Saint-André (15,2 ha), Saint Germain à Ezy (5,1 ha) et Laleu à Hecourt (28,5 ha)

Etaient mis en ferme les prieurés de Fréville, Saint Martin de Dreux et Gournay ainsi que des vignes à Anet et Garennes.

Le total représentait une surface d’environ 248 ha.


Sources et bibliographie non exhaustives :

Archives Départementales de l’Eure, avant 1790, série H cotes 402-437, clergé régulier, abbaye d’hommes.
Archives Départementales d’Eure- et- Loir, Plan de la baronnie d’Ivry et dépendances.
Cote 2 FI 360/13, réf E 145
Pierre Baudouin, la première Normandie, Presses Universitaires de Caen, Caen 2006.
Théodose Bonnin, Histoire de l’abbaye d’Ivry dans Opuscules et mélanges historiques sur la ville d’Evreux et le département de l’Eure, Evreux 1845.
Monique Bugner, Les abbayes normandes au XVIIe et XVIIIe, Connaître Rouen-V. ND
Le Brasseur, Histoire civile et ecclésiastique du Comté d’Evreux, Paris 1722
François-Joseph Mauduit, Histoire d’Ivry-la-Bataille et de l’abbaye Notre-Dame d’Ivry. Evreux 1899.
Lucien Musset, Normandie romane tome 2, collection Zodiaque, Saint Leger Vauban, 1974.
Jean-Pierre Suau : Le portail de l’abbaye Notre-Dame d’Ivry, Nouvelles de l’Eure numéro 49, automne 1973.

Philippe Velin
Le Vieux-Château
Janvier 2016


Liste de prieurs :

1672. P. S. G.
1733. D. Michel Yolagek.
1675. P. S. G.
1636. D. Paul Bunette.
1678. D. Bernard Aubert.
1739. D. Jean Gestin (adm.).
1681. Contin. prior.
1742. D. Pierre Faudemer [8].
1684. D. Jean Ledier.
1745. D. Michel Blondeau.
1687. D. François de Genetais.
1748. Contin. .prior.
1690. Contin.
1751. D Théodore Chevalier [9]
1693. P. S. G.
1754. D. Ambroise Fleury.
1696. D. François des Genetais.
1757. Contin. prior.
1699. D. Jacques de Pronsac [10].
1760. D. Romain Le Prévost.
1702. D. Pierre Aubin.
1763. D. Ambroise Fleury.
1705. Contin. prior.
1766. [11].
1708. P. S. G.
1769.
1711. D. Pierre Aubin.
1772.
1714. D. Louis Pillais.
1775. D. Ambroise Fleury.
1717. D. Nicolas Planterose [12].
1778. D. Jacques Wilson.
1720. D. Guillaume Gruel.
1781. Contin.
1723. D. Jacques Le Gris.
1783. D. Jean Bapt. Mercier.
1726. Contin. prior.
1788. D. Al. Théodore de Beaussart.
1729. P. S. G.

Source : Dom G. Charvin, Contribution à l’étude du Personnel de la Congrégation de Saint-Maur 1612-1789, Revue Mabillon, Archives de la France monastique, n° 193, 1958

Notes

[1] L’abbaye fut dotée peu après sa fondation de revenus supplémentaires sur les dîmes de l’église et de la forêt qui lui furent confirmés par Henri II Plantagenêt avant 1085. En 1209 les possessions de l’abbaye sur le diocèse d’Evreux étaient confirmées par l’évêque. Pape de 1159 à 1181, Alexandre III confirma les possessions de l’abbaye et Nicolas III pape de 1277 à 1280 fit de même.
Par ailleurs, tout au long du Moyen-âge, divers privilèges furent concédés par les papes à l’abbaye qui fut mise directement sous la protection du souverain Pontife à compter de 1244 par une bulle donnée au Latran par Innocent IV. La même bulle confirmait l’ensemble des possessions de l’abbaye sur le diocèse de Chartres Ce même Pape accorda en 1253 à la demande de l’abbé d’Ivry, une dispense de certaines parties de la règle qui avait été renforcée par son prédécesseur Grégoire IX. Une confirmation supplémentaire faite par l’évêque d’Evreux des possessions de l’abbaye sur son diocèse eu lieu en 1302.
Parmi les droits consentis à l’abbaye, celui d’organiser une foire à la veille de l’Assomption lui fut accordé par Philippe-Auguste après la conquête de la Normandie et nous savons qu’en 1300 les moines avaient le droit d’organiser également une foire en septembre.

[2] La charte de 1303 fut confirmée successivement par l’évêque d’Evreux lors de sa visite à l’abbaye en 1318 puis par l’archevêque de Rouen en 1349, ce qui laisse à penser que la situation ne s’était pas améliorée.

[3] Cet abbatiat ne fut pas plus paisible que les précédents et les moines obtinrent en 1548 une sentence contre cet abbé qui décéda la même année.

[4] Comme ses prédécesseurs, Philibert de l’Orme essuya des contestations avec le prieur qui avait interdit aux fermiers de verser les revenus à l’abbé. Le prieur fut condamné par une sentence de 1549.

[5] Il figure sous le numéro 4177 de l’Inventaire des dessins exécutés pour Roger de Gaignières établi par Henri Bouchot, T II Paris 1891.

[6] En 1600, deux religieux se rendirent à Rome pour une seconde fois. Si le motif officiel de ce voyage est d’aller « visiter l’église de monsieur Saint Pierre », nous pouvons imaginer que le but réel, l’abbaye dépendant directement du Pape, était d’aller en plaider sa cause à Rome. Nous ignorons tout de ce voyage et de ses suites dont nous n’avons pas le récit.

[7] Le vestiaire fut lui aussi rénové bien que l’abbaye ait encore conservé les chapes ornées qui lui avaient été données par Gabriel de Beauvau, abbé entre 1625 et 1668.

[8] Administrateur, il est remplacé comme tel par dom Michel Blondeau à la Diète de 1744

[9] Remplacé à la Diète de 1753 par dom Michel de Bure, administrateur

[10] Transféré à Conches par la Diète de 1700 et remplacé par dom François de Genelais

[11] Pas de désignation indiquée

[12] Remplacé à laDiète de 1718 par dom Thomas Le Febvre

P.-S.

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Publié le mercredi 16 mars 2016

Liste des abbayes et prieurés

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