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Abbayes et prieurés mauristes

*Meymac (Abbaye Saint-André)

Historique | L’œuvre mauriste | La situation actuelle | Liste des prieurs | Bibliographie | Liens

Abbaye Saint-André de Meymac

Province de Chezal-Benoît (Corrèze)

Diocèse de Limoges

Réformée en 1672

Monasticon de l'abbaye Saint André de Meymac

Historique

A la demande du comte de Comborn, un prieuré est créé à Meymac par l’évêque de Limoges en 1085. Il est rattaché à l’abbaye d’Uzerche .Le développement du prieuré explique la construction ou la reconstruction de l’église dont le clocher-porche est aujourd’hui le témoignage.

En 1147, le prieuré devient abbaye, tout en gardant des liens avec Uzerche, le premier abbé devant être choisi parmi les moines d’Uzerche. Le premier abbé de Meymac fut donc Etienne d’Arnac, moine d’Uzerche.

Les conflits ente les Capétiens et les Plantagenêts et la guerre de cent Ans expliquent la vie difficile de l’abbaye et en 1435 l’évêque de limoges ne pouvait que constater que « les gens d’armes l’avaient prise, pillée et endommagée. » La mise en place du système de la commende ne fit qu’aggraver la situation et en 1633, il n’y avait plus qu’un moine dans l’abbaye

La réforme mauriste.

Les mauristes prirent possession de l’abbaye de Meymac en 1669, après deux tentatives de réforme par l’ordre de Cluny en 1647 et par la congrégation des Exempts en 1662. Le plan dressé à la demande de dom de la Bérodière en 1663 et adressé au supérieur général de la congrégation, dom Audebert, témoigne qu’ils s’intéressaient auparavant à l’abbaye. A partir de 1679, ils reconstruisirent les bâtiments conventuels en utilisant des plans de 1677 approuvés par le chapitre général de 1678 et conservés aujourd’hui aux Archives nationales.

De 1669 à 1791, le nombre de moines vivant à Meymac oscilla entre 4 et 5, dans une abbaye aux revenus modestes, 7828 livres et un revenu net de 4212 livres en 1785.

Ce qui caractérise la vie des mauristes dans leur abbaye de meymac, c’est la difficulté des rapports entre la communauté et le clergé séculier, car, ce qui semble une situation assez rare, l’abbatiale est aussi église paroissiale. Une balustrade séparait la partie monastique chœur et transept de la partie administrée par le clergé séculier, installé dans la nef. Malgré un usage défini par l’évêque de limoges en 1674, les conflits ne cessèrent pas et le curé de Meymac, élu aux Etats généraux s’étaient promis de faire supprimer cette balustrade.

N’ayant pas prêté serment à la Constitution civile du clergé, il ne put réaliser son souhait, mais le 27 janvier1791, les derniers mauristes, au nombre de 5 avaient dû quitter leur abbaye ; certains d’entre eux restèrent vivre dans le nouveau département de la Corrèze.

Situation actuelle.

La présence des mauristes dans l’ancienne abbatiale est peu perceptible, mais celle-ci est cependant d’un grand intérêt. Cette présence est surtout évidente dans les bâtiments abritant le musée Marius Vazeilles, musée archéologique et ethnographique, puisqu’il est situé dans les anciens bâtiments conventuels, très transformés. La structure de l’ancien monastère se voit cependant parfaitement devant ces bâtiments, entre l’église et le centre d’art contemporain, un jardin occupe l’emplacement de l’ancien cloître bénédictin.

Approche bibliographique.

L’abbaye de Meymac a la chance de disposer d’une excellente étude, dotée d’une bibliographie très complète.de dom Jean-Marie Berland, publiée dans le Bulletin de la Société des Lettres, Sciences et Arts de la Corrèze en 1975 dont il existe un tiré à part..

Dom Jean-Marie Berland, Meymac et son abbaye, 76 pages, 1975.

Sur l’histoire de Meymac, Marius Vazeilles, Histoire de Meymac (Préhistoire, protohistoire et Histoire),1948, réimpression de 1992. Le musée archéologique, qui porte son nom, se trouve aujourd’hui dans les anciens locaux bénédictins.


Liste des prieurs

1672. D. Claude de Benaud (adm.).
1739. D. Pierre Terrasse.
1675. D. Adrien de Rely. 1678. Contin.
1742. D. Bruno Leyssène.
1681. D. Léger Chadebert (adm.).
1745. D. Léonard Duclou [1]
1684. D. Jacques Fayolle. 1687. Contin. prior [2].
1748. D. Jacques Chevalier [3].
1690. D. Jean Raffler.
1751. D. Simon Thorel. 1754. Contin. prior.
1693. P. S. G.
1757. D. Jean Martinet.
1696. D. Jean Raffler.
1760. D. Jean Clément [4].
1699. D. Benoît Daurelle. 1702. Contin. prior.
1763. D. Antoine Trablaine [5].
1705. D. Hugues Bergonhoux. 1708. Contin.
1766. —
1711. D. Joseph Malvergne. 1714. Contin. prior.
1769. — [6].
1717. D. Antoine Palerne. 1720. Contin.
1772. —
1723. D. Florent Bourgnon. 1726. Contin.
1775. P. S. G. -
1729. D. Jean Marie Palerme (adm.).
1778. D. Jean Bapt. Courtain.
1733. D. Pierre Liotard (adm.).
1781. D. François Boutineau [7].
1736. D. Jean Bapt. Suduyreau.
1783. D. Jean Bapt. Mauduit.
1788. D. Jean Bapt. Courtain.

Liens :
Centre d’Art Contemporain (CAC) de Meymac

Notes

[1] Remplacé à la Diète de 1747 par dom Jacques Chevalier (adm.).

[2] Remplacé à la Diète de 1688 par dom Jean Rallier (adm.)

[3] Remplacé à celle de 1749 par dom Jacques de Lotz (adm.) ; celui-ci fut remplacé à celle de 1750 par dom Simon Thorel (ou Thoret), administrateur.

[4] Remplacé à la Diète de 1761 par dom François Thomas (adm.).

[5] Remplacé à celle de 1764 par dom Pierre-Charles Payen (adm.).

[6] Dom Joseph-Placide Nicolas fut nommé commissaire à la Diète de 1770.

[7] Remplacé à la Diète de 1782 par dom Sylvestre Barthès.

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Publié le mardi 28 juin 2011

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